Le temple

Un sanctuaire en bois existait à JUBLAINS dès l’époque gauloise. Il détermina l’emplacement de la ville, fondée au début de l’époque gallo-romaine.

  • La construction d’un nouveau temple, en pierre, débuta vers 66-68 après J.-C. et se poursuivit jusque vers les années 120. Situé aux portes de la ville, ce monument de vastes proportions était le sanctuaire de la Cité des Diablintes.
  • L’enceinte (ou péribole) dessine un carré de 78 m de côté. A l’intérieur, quatre portiques (galeries de circulation couvertes) constituent une sorte de cloître entourant l’aire sacrée, où s’élève le temple qui abritait la statue divine.
  • La masse de la construction est en granite local mais les parements, les colonnes et les décors employaient des calcaires de la Loire (tuffeau et calcaire coquillier) et des marbres pyrénéens. Ces roches ont été récupérées après l’antiquité pour faire de la chaux.
  • Des fragments d’une statue, dont la tête est exposée au Musée, indiquent qu’une déesse-mère était vénérée en ce lieu.

 

 

Entrée occidentale

L’une des rues principales traversant la ville antique passe devant l’entrée ouest du temple avant de s’éloigner en direction d’Avranches. Cet accès, précédé par un proche en avancée, s’ouvre dans le péribole, aujourd’hui arasé. Le mur était couvert de peintures murales, à l’extérieur comme à l’extérieur (une peinture représentant un oiseau est exposé au Musée). On pénètre dans un portique (partie traitée en sable), entourant l’aire sacrée (partie en herbe). Les colonnes de grès portaient des chapiteaux corinthiens en tuffeau (voir l’un d’eux au Musée). Elles faisaient place, aux angles, à des piliers dont le soubassement, formé de gros blocs, est encore visible. Des traces de feux, trouvées lors des fouilles sur le sol du portique, indiquent que l’on a dû y pratiquer des sacrifices ou des repas rituels.

Le temple

Le bâtiment protégé par une toiture métallique est le temple, considéré par la Gallo-romains comme la demeure de la divinité. Ce monument de 30 m par 20 m s’élevait sur une terrasse maçonnée ou podium, seule partie conservée. Il est de type périptère : la Cella, pièce contenant la statue divine, était entourée de tous côtés par une colonnade. Au centre, la construction en petits moellons est le soubassement de la Cella. Grâce à la couverture métallique, elle n’est pratiquement pas restaurée et a gardé une grande fraîcheur (remarquer les joints d’époque, tracés à la truelle). Autour, la fondation visible au ras du sol est celle du mur périphérique, qui portait les colonnes (un tambour cannelé est couché).

Architecture du podium

Le mur périphérique du podium, haut de 3 m, était essentiellement construit en gros blocs de calcaire coquillier, importés du Maine-et-Loire. Dans le but d’économie, des maçonneries en granite du pays remplissaient l’espace entre deux supports de colonnes ; elles n’étaient pas visibles, étant masquées vers l’extérieur par le parement continu que formaient les gros blocs de calcaire. Seules ces maçonneries subsistent. Presque tous les blocs de calcaire ont disparu dans des fours à chaux. Heureusement, il en reste quelques témoins pour nous expliquer ce dispositif. Le podium était entièrement rempli par une maçonnerie de lits de moellons et de mortier. Cette maçonnerie est conservée derrière un grillage.

La fonction rituelle de l’eau

Un puisard s’appuie contre le mur du péribole, derrière un garde-corps métallique. Il était alimenté par l’eau des précipitations, drainées par les fondations du temple et amenées ici par un canal souterrain voûté. L’eau était versée, grâce à une petite ouverture percée dans le péribole, dans un bassin accolé au mur vers l’extérieur. Ce bassin est compris dans un bâtiment appuyé contre l’enceinte. Il permettait aux prêtres de se purifier avant d’entrer dans le sanctuaire. Le même puisard alimentait en eau une fontaine demi-circulaire située à proximité, entre deux colonnes du portique. Les gestes de purification étaient essentiels dans le rituel antique. On les renouvelait avant chaque sacrifice.

jeu concours temple detail a detourer

À LA UNE

une

Programme

programme home

NEWSLETTER