Les thermes (sous l'église)

  • Les thermes de JUBLAINS se trouvent sous l’église paroissiale. En effet, le monument fut transformé en lieu de culte dès l’époque de la christianisation, c’est-à-dire vers le 5ème siècle. Modifié au cours des temps, il a conservé des maçonneries gallo-romaines sur plusieurs mètres de hauteur jusqu’en 1877, date de la reconstruction totale de l’église. Heureusement, les parties basses ont été préservées.
  • Les thermes ont été construits vers la fin du 1er siècle. Monument marquant de la ville et symbole de la romanisation, ils occupaient tout un îlot urbain. Le bâtiment des bains était encadré par un ensemble de portiques et de boutiques.
  • L’utilisateur pénétrait par une cour d’entrée. Ayant laissé ses vêtements au vestiaire et traversé la salle des bains froids, puis une salle de transition à température douce, il allait transpirer dans une étuve et se laver dans les bains chauds. Enfin, revenant sur ses pas, il se baignait dans les bains froids.

 

 

Les bains froids

On entre dans les thermes par le côté gauche de l’église. Devant les vestiges, on remarque que l’église du 19ème siècle, plus large que le bâtiment gallo-romain, s’appuie sur celui-ci à gauche, tandis qu’elle déborde à l’extérieur des thermes à droite. A cet endroit, quelques tombes, notamment des sarcophages, appartiennent au cimetière du haut moyen âge (6ème-10ème siècle) qui s’étendait au pied de l’église primitive. La première salle, au premier plan, est celle des bains froids. Au centre, elle présente un bassin rectangulaire dallé de schiste bleu. Des emmarchements étroits, aux angles, permettaient de descendre dans le bain. Ce bassin résulte d’une modification de la salle au 2ème ou au 3ème siècle. A l’origine, le bain occupait toute la largeur de la pièce, le long du mur au premier plan (partie en creux). Tout à gauche, un bassin annexe, demi-circulaire, est masqué par les murs d’une chapelle médiévale.

La salle tiède de transition

Au-delà des bains froids, s’étend la salle tiède. Elle permettait la transition entre la partie froide et la partie chauffée des thermes. Les usagers s’y préparaient au bain par des massages d’huiles parfumées. Le chauffage des thermes était assuré par une circulation d’air chaud sous les sols, dans des espaces vides appelés hypocaustes. Pour ménager cet espace, le sol de chaque pièce était constitué d’une dalle de béton posée sur une forêt de pilettes de briques. L’hypocauste occupe en général toute la superficie d’une salle. Mais il se présente ici sous la forme d’un simple couloir souterrain en périphérie, car l’on ne souhaitait qu’une température tiède. On remarque les restes de pilettes qui soutenaient la dalle de béton et un petit témoin de cette dernière, au fond à droite. Partout ailleurs, elle s’est effondrée avec le temps. Dans l’hypocauste, à gauche, le mur présente de curieuses alvéoles ovales. Elles résultent seulement de la dégradation de l’enduit de mortier, là où il n’était pas protégé par les pilettes de briques. En limite de la zone fouillée, commence l’étuve, où l’on transpirait. Située sous une tribune et sous l’escalier d’accès à l’église, elle n’a pu être dégagée.

A l’extérieur de l’église

Avec ses portiques et ses boutiques périphériques, l’ensemble thermal était nettement plus grand que l’église et occupait toute la superficie de la place. A l’extérieur, les salles observées lors de fouilles, puis enfouies à nouveau, sont matérialisées au sol par des lignes de pavés. C’est le cas notamment de la salle des bains chauds, située sous le parvis et fouillée en 2000. Elle dessine un rectangle allongé, terminé par deux absides. Elle est en contact direct avec la chaufferie, qui la prolonge sous la rue actuelle. Lors de la transformation des thermes à la fin de l’antiquité, cette salle des bains chauds est devenue un espace funéraire. Tout le secteur du monument aux morts était couvert de constructions appartenant au bâtiment des bains. Il s’agit de pièces chaudes ou froides ajoutées au monument initial. Cet espace pouvait être réservé aux femmes, en réponse aux édits impériaux du 2ème siècle interdisant un usage mixte des thermes.

 

À LA UNE

Marché au musée dimanche 5 novembre 2017

 

 

Programme

programme home

NEWSLETTER